L’Appel de l’ONG ASRAD Mali pour la mise en œuvre des droits humains
New York, Siège des Nations Unies
Devant un parterre de dignitaires et de défenseurs des droits humains, M. Kabine Doumbia, Président de l’ONG ASRAD Mali, a pris la parole le 25 juillet 2025 à l’occasion du 19e Sommet international des droits de l’homme. Le thème du sommet était « Des politiques à la pratique : les gouvernements au service des droits humains ». Son discours a mis en lumière l’écart entre les engagements et la réalité, tout en s’inspirant de l’histoire africaine pour proposer une voie à suivre. Voici les points essentiels de son intervention.
De l’idéal à la réalité : l’écart entre les paroles et les actes
M. Doumbia a d’abord rappelé que, malgré de nombreux engagements internationaux comme la Déclaration universelle des droits de l’homme de 1948, les droits continuent d’être niés. Il a souligné que cette situation n’est pas due à un manque de lois, mais à une absence de volonté politique et de mise en œuvre. « Le droit à l’éducation doit signifier des enfants en classe avec des enseignants qualifiés », a-t-il affirmé, et « le droit à la santé doit se traduire par des cliniques accessibles et des médicaments disponibles. »
L’héritage de la Charte de Kouroukanfouga : une voix africaine
Pour apporter un éclairage historique et culturel, M. Doumbia a évoqué la Charte de Kouroukanfouga, ou Charte du Manden, adoptée par l’Empire du Mali en 1236. Cette charte proclamait des principes fondamentaux, notamment l’égalité de toute vie et l’abolition de l’esclavage. Il a souligné que ces paroles n’étaient pas de simples discours, mais des principes contraignants qui régissaient la gouvernance et la vie sociale. Ce parallèle historique a permis de montrer que les droits humains peuvent et doivent vivre à travers la gouvernance, et non pas rester confinés dans les déclarations.
Les gouvernements : de la promesse à la preuve
En conclusion, M. Doumbia a appelé les gouvernements à transformer leurs promesses en actions concrètes. Il a exhorté les États à :
- Allouer des budgets conséquents à l’éducation, aux droits humains et aux systèmes judiciaires.
- Renforcer les institutions indépendantes comme les commissions nationales des droits humains.
- Coopérer avec la société civile au lieu de la réprimer.
Il a terminé son discours avec un message puissant : « Les politiques sont des promesses, la pratique est une preuve. » Il a rappelé que gouverner, c’est servir, et que les droits humains doivent devenir une réalité vivante pour tous, partout dans le monde.
Toutes les catégories
Recent Posts
Assistance Rapide
+223 73 67 18 86